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Bêta-lecture

corrige tes fautes 2

    ( Gné ??? Qu’est-ce que c’est que ça ? )

    Comme vous le savez déjà, j’ai commencé la correction du premier tome de l’Opération M. Il s’agit de repérer les fautes ( orthographe, grammaire, conjugaison ), les oublis, les lourdeurs, les répétitions, etc… ce afin de rendre la lecture plus agréable et fluide. Il y a cependant une chose que je ne peux pas faire seule, et c’est là qu’entre en jeu la phase dite « de bêta-lecture ».
    Mon mari s’est porté volontaire pour être mon premier bêta-lecteur. Comme c’est un dévoreur de roman invétéré, et qu’il a une bonne notion de la conception de pitch ( quoi que… ) et de ce qu’est une phrase bien tournée, c’est un bêta-lecteur intéressant. Quel est son rôle ? Outre lire en première exclusivité mon roman, il doit surtout pointer les erreurs qu’il y trouve, les fautes qui m’ont échappé, et surtout les incohérences. Bien évidemment, je ne suis pas la plus à même de dénicher ces incohérences : je suis bien trop impliquée dans la création de ce roman pour repérer les grosses bourdes que j’ai moi-même commises. Et il se trouve que, là où je ne voyais rien de problématique, mon cher et tendre a déniché des problèmes pourtant flagrants !
    Exemple…: « Chérie, ça ne va pas ! Le roi a régné toute sa vie ! » Moi : « Eh bien, oui, les rois règnent jusqu’à leur mort, en général… » Lui : « Oui mais là, il a vécu 302 ans, et il a régné 302 ans. Il est devenu roi à sa naissance ? »

city hunter corbeau

    Bon, jusqu’à présent, il n’a remarqué que deux incohérences ( celle-ci, donc, et une autre qui se réglera assez simplement elle aussi ). Croisons les doigts pour qu’il n’y en ait pas plus…!

    Je n’avais pas conscience des erreurs qu’on peut soi-même glisser dans son texte, même en connaissant son histoire sur le bout des doigts. D’où l’importance d’une bêta-lecture avant soumission de son manuscrit : l’éditeur n’a pas de temps à perdre avec un texte qui n’a pas été un minimum révisé. De plus, si vous n’arrivez pas à concevoir l’idée de modifier des passages de votre roman à la suite d’une bêta-lecture avisée, mieux vaut ne pas songer à vous faire publier du tout…
    L’idéal serait sans doute de trouver deux ou trois bêta-lecteurs et de leur soumettre, chacun de leur côté, le roman terminé. Je connais au moins une autre personne qui sera peut-être d’accord pour se dévouer elle aussi ( Pam, Pam, j’ai besoin de ton aide ! ). La route est longue, jusqu’à la fin du travail !

Corrections

ggg

    Je n’ai finalement pas pu résister. Bien que j’avais dit que je laisserai Mhaurndil au repos pour m’en défaire, je suis repartie dedans à pieds joints deux jours après l’avoir terminé. Ce n’est pas une bonne chose, j’en suis bien consciente, mais je ne peux pas m’en empêcher.
    Les corrections ont donc commencé. Je savais que certains passages devraient être remaniés pour devenir plus cohérents, plus fluides ou plus détaillés, mais globalement, l’ensemble me paraût satisfaisant. Je suis surprise de constater que j’ai plaisir à le lire et non pas à lui trouver un million de défauts ( ceci dit, ça devrait peut-être m’inquiéter ). J’avais peur que certains passages soient rallongés, dispensables, dilués, etc… mais en fait, chaque paragraphe a un intérêt. Il y a cependant deux choses que je dois absolument travailler :
    1 – la peur qu’inspire The Big Boss au Prince Pantouflard, beaucoup mentionnée mais jamais justifiée ;
    2 – les batailles, toujours un peu trop courtes pour avoir un souffle épique.
    Mon autre problème est qu’au lieu de raccourcir les passages trop longs, je rajoute des précisions, des descriptions, des sentiments… Alors que j’avais passé les 560.000 signes espaces comprises, me voilà maintenant avec 10.000 signes de plus !

    Mon mari réclame maintenant de voir le bébé. Je ne veux pas qu’il y touche avant d’avoir terminé la correction. Encore une fois, c’est la trouille qui parle. Je vais tâcher de lui soumettre les chapitres qui sont déjà passés à la première moulinette, histoire de recueillir son avis dessus.

ggg

    Tant que j’y suis, je voulais aussi évoquer le Grimoire Galactique des Grenouilles, édité par l’association Tremplins de l’Imaginaire. Je suis tombée dessus par hasard au fil de mes pérégrinations sur la toile, et la bête mérite toute l’attention d’un écrivain ayant pour objectif de se faire publier.
    Outre des conseils aux auteurs de SFFF, le guide liste les éditeurs s’ouvrant à ces thèmes, avec plein d’informations utiles à savoir ( sous quel format leur soumettre, s’ils acceptent les premiers romans, les séries, etc… ). Bref, une foule de choses indispensables pour tous ceux qui espèrent décrocher la timballe. A noter qu’il ne coûte que 3 euros en version PDF, et 7 en version imprimée. A ce prix, ça vaut le coup de se le procurer. N’hésitez pas !

Fini !!!

ecrivain

    Et voilà, ça y est ! La première partie de l’Opération M est TERMINÉE !
    Je n’en reviens pas ! Je suis allée beaucoup plus vite que je ne l’imaginais – il faut dire que j’ai été très prolifique hier, et que le dernier chapitre était prêt depuis déjà bien longtemps. Alors voilà, je peux enfin l’annoncer : j’ai écrit le premier roman de la série ! Extraordinaire ! 560.000 caractères au compteur, pas mal, non ?

obama_yes_we_can

    Et maintenant ? J’ai toujours des projets : l’aventure ne s’arrête pas là. En ce qui concerne ce tome de l’Opération M, je le mets de côté. Interdiction d’y toucher avant le 1er juin. J’ai besoin de me vider la tête de cette histoire, pour pouvoir la reprendre sereinement dans quelques jours et la corriger l’esprit clair. Donc, je le pose, je le range ( je le sauvegarde en vingt exemplaires ) et je n’y jette pas le moindre coup d’œil durant 15 jours. À partir du 1er juin, je commence la correction. Elle devra durer jusqu’au 1er juillet au minimum. Au menu, relecture complète, annotations en tous genres, repérage des fautes, oublis, boulettes et autres erreurs et correction, refonte des phrases là où ce sera nécessaire. Je ne sais pas si un mois sera nécessaire pour corriger. Au besoin, la date butoir est au 1er août. Là, je réunirai les adresses des différentes maisons d’édition et… en avant la musique !

    Que vais-je faire jusqu’au 1er juin ? Déjà, me remettre à lire ( parce que ça fait bien un mois que je n’ai pas ouvert un bouquin, moi ). Ensuite, j’aimerais me replonger dans l’Opération Fée Furieuse. J’en suis à plus de 80%, et je me dis que ce serait bien que je le termine, ce roman. Je le trouve très original, ancré dans un monde que j’adore et qui me fascine. Je suis persuadée qu’il ferait lui aussi un très bon roman à proposer à un éditeur.

    Voilà. Ce n’est donc pas encore la fin de l’aventure, loin de là. Comme quoi, ça ne servait à rien de s’inquiéter !

Petit bonus ( peut-être ai-je des lecteurs qui auront envie de savoir ça ). Le véritable titre de l’Opération M est « Mhaurndil » ( [va-orn-dil] ). Son premier tome sera « Glasdiel ».

La peur de terminer

    Je m’en suis rendue compte hier. Je calculais, fière de mon avancée, le temps qu’il me restait avant de voir le bout de mon roman. Trois petits calculs plus tard, le verdict tombe : 7 jours. Une semaine. Le même jour, la semaine prochaine.

city hunter corbeau

    Savez-vous quelle a été la première émotion que j’ai ressentie, lorsque j’en suis arrivée à cette conclusion ? La peur. La peur, oui, mais pas la petite angoisse, le frisson rigolo. La peur, celle qui fait claquer des mâchoires et trembler des genoux. Avez-vous déjà ressenti ça ? À l’aune de terminer votre œuvre, avez-vous déjà éprouvé ce blanc, ce trou noir, à l’idée que « c’est bientôt la fin » ?
    C’est très étrange de ressentir ça, alors que justement, ce n’est pas la fin : je ne vais terminer que le tome 1 de l’Opération M, il en reste encore au moins deux. Pourquoi tant d’angoisse, à l’idée d’en avoir fini ?

    Je crois – et c’est là la réponse à la grande question de ma vie (« Pourquoi je n’arrive pas à terminer mes romaaaaaaaans ? ») – que l’idée de finir renvoie à celle de me relire, me corriger et, surtout, d’être lue. Paradoxal, pour un écrivain ! Pas tant que ça, en réalité. Quand on écrit, on se met à nu. On couche sur le papier des choses que notre mère, notre mari ou nos enfants n’imagineraient même pas. Et quand on termine, quand on leur annonce qu’enfin, la boucle est bouclée, leur réaction est immédiate : ils veulent lire, donner leur avis, critiquer. Et là, on angoisse. Et s’ils n’aimaient pas ? Et si je les choquais ? Et s’ils trouvaient ça médiocre, nul, dégoûtant, etc… ?

    Je crois qu’il s’agit sans doute de la raison pour laquelle je ne parviens jamais jusqu’à la fin. Cette peur – qui se manifeste pour la première fois parce que j’ai un public qui attend la fin – m’empêche de mettre le point final. Comme ça, je peux dire que je suis un écrivain, mais qui ne parvient pas à finir ses œuvres. Comme ça, pas besoin de s’exposer au jugement des autres. Triste, et compréhensible en même temps.
    Cette fois, malgré la peur, j’irai jusqu’au bout. Pas question de me laisser aller. Il n’y aura pas de voie de garage, pas d’échappatoire. Je mettrai le point final. Du moins, le premier point final.