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Le « non » claque-dans-la-tronche

batman    Jusqu’à présent, les « non » que j’ai reçu ont été ou bien subtils (genre pas de réponse du tout) ou bien constructifs et intéressants. Je n’avais pas encore expérimenté le « non » claque-dans-la-tronche, celui qui donne un bon coup de frein à tous les espoirs qu’on peut avoir.
    Hier après-midi, j’ai donc reçu mon premier « non » de ce type, le genre à filer le bourdon pour toute la soirée et même au delà. Je ne le recopierai pas dans le détail, puisqu’il me reste un chouïa d’amour propre, mais globalement, voici ce qu’il en ressort :

    Bonjour,
    Nous vous remercions de nous avoir confié votre manuscrit intitulé « Opération Brume ».
    Malheureusement, nous sommes au regret de vous informer que notre comité de lecture n’a pas retenu votre texte pour publication.

    Après une lecture attentive, votre manuscrit ne semble pas correspondre à ce que nous souhaitons publier.

    Bien que votre plume présente des qualités d’écriture [blablabla], tout est nul dedans, et on ne publiera pas une bouse pareille !

    En vous remerciant de votre confiance [blablabla].

    Bien évidemment, il n’est pas écrit que tout est nul dedans, mais en faisant la liste des points énumérés, il n’y a pas grand chose à sauver.
    Voici donc ma première réponse pour l’Opération Brume, reçue 10 jours après l’envoi des trois premiers chapitres. Essayons de se rassurer en se disant que cette maison n’était de toute façon pas mon premier choix, mais c’est de bon augure pour la suite. Je vais donc aller me soûler pour oublier… Ah non, je ne peux même pas : l’alcool et la grossesse ne font pas bon ménage ! T_T

Opération Citrouille, c’est fini !

citrouille

    J’ai le plaisir de vous annoncer la fin du premier jet de l’Opération Citrouille ! Après plusieurs mois de triturage de cerveau et quelques semaines d’écriture, le premier tome de ce que je souhaite voir devenir une tétralogie est à présent achevé.

    L’écriture de ce premier jet s’est révélée bien plus facile que je ne le pensais. Après avoir longtemps réfléchi à la meilleure manière de traiter cette histoire un peu folle, je pense avoir finalement fait les bons choix. La méthode que j’utilise pour concevoir le scénario et le plan me facilite grandement la tâche. Je l’avais déjà constaté avec l’Opération Brume, et ça s’est confirmé.
    Ce bébé pèse donc 325.000 signes : un petit roman, mais qui va sans doute prendre un peu de poids au cours des corrections (je trouve toujours mille choses à approfondir lors de la relecture). En attendant cette phase, il va remplacer l’Opération Brume dans son tiroir, et je vais pouvoir commencer les corrections de mon précédent projet. J’avoue que ça commençait à me démanger depuis quelques jours.

    Tant que j’y suis, quelques nouvelles de Glasdiel (ça va aller vite) : toujours rien à l’horizon. À ce jour, je n’ai donc reçu qu’un seul refus pour une dizaine d’envois. Rien de neuf non plus du côté de cette fameuse « bonne nouvelle » que j’escomptais, mais comme on le dit souvent, les éditeurs vivent dans un temps très différent de celui des auteurs. Après tout, ça ne fait que quatre mois. On va dire ça pour se rassurer…

Des (bonnes) nouvelles !

nonew

    Voilà un petit moment que je n’avais pas posté sur ce blog. Contrairement à ce que le titre de ce billet suggère, non, je vais pas annoncer de bonnes nouvelles, mais vous distiller quelques infos.

    La première, et non des moindres, concerne une première publication. Eh oui ! Je ne peux encore rien dire tant que ce n’est pas officiellement officiel, mais vous en saurez plus bientôt, certainement. Il y a quand même des favorisés dans l’assistance car mon ChériChou et mes lecteurs de CoCyclics sauront de quoi je parle. Un peu de patience, les autres, c’est pour la bonne cause !
nonew    Deuxième, là encore je ne dis rien, je croise juste tous mes doigts de mains et de pieds. Après un envoi, tous les auteurs le savent, il y a toujours une terrible période d’attente (je vous conseille l’excellent article d’Earane sur le sujet), au cours de laquelle il vaut mieux faire autre chose pour s’aérer l’esprit. Genre, écrire une nouvelle ou passer doucement à un nouveau projet, ce qui permet d’éviter le coup du zieutage obsessionnel de boîte mail. Je suis passée au stade au-dessus, c’est-à-dire que non seulement j’attends, mais aussi que je vide la batterie de mon téléphone pour rafraîchir ladite boîte mail, sans parvenir à me raisonner. Je ne peux rien dire de plus, si ce n’est que mes chances d’être publiée – proches de zéro quelques semaines auparavant – ont pris des points en plus au cours de la dernière semaine. Alors croisez les doigts pour moi, faites brûler les cierges, priez Thot, enfin, ce que vous voulez, mais souhaitez-moi au moins merde ! Les concernés ? L’Opération M, c’est-à-dire Glasdiel, et l’Opération Brume. Allez, on respire, on ignore l’appel de la boîte mail, et on fait autre chose. Il faut !
    (Si mes collègues auteur ont un truc pour éviter la mort par arrêt cardiaque en période d’attente hyper stressante, je suis preneuse… Enfin, oui, je sais : « Lance-toi dans un autre projet ! » Pinaise que c’est dur !)

    Et donc, à part ça ? Comme je le disais plus haut, il faut absolument trouver un nouveau projet avant de virer dingue. J’avais envisagé de finir l’Opération Fée-Furieuse, ou d’entamer (enfin) l’Opération Furie à Vapeur ou l’Opération Citrouille… Et hier soir, révélation choc : et pourquoi pas un autre projet, l’Opération Sans-Nom-Pour-l’Instant ? Je meurs ! Comment vais-je faire pour trouver le temps d’écrire tout ça ? Parce qu’en plus y’a une autre idée qui germe, un truc de steam’, mais je n’ai pas assez de temps pour tout écrire. Fichtre !
    (Remarquez, au moins, y’a de quoi éviter l’appel de la boîte mail pour un moment…)

    Bon, je retourne rafraîchir ma boîte mail…

Et un refus, un !

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    Je ne suis toujours pas morte, et au contraire très active, puisque je suis plongée dans le premier jet du Projet Brume ( gné ? ). Je ne vous en parlerai cependant pas aujourd’hui, mais je vais revenir sur Mhaurndil… et son premier refus.

4f

    Je vois vos regards désappointés, et je les comprends, puisque j’ai ressenti la même chose hier après-midi. Explications. Je me trouvais sur mon ordinateur pendant la sieste de P’tit Putois, à pianoter quelques mots du Projet Brume, quand, allez savoir pourquoi, mon instinct m’a soufflé d’aller jeter un œil sur ma boîte mail « sérieuse » ( oui, parce que j’ai une boîte pas sérieuse et une boîte sérieuse ). Bref, j’ouvre Thunderbird et, ô surprise ! un courriel tout neuf arrive. Exp : Cristal Sword. Objet : Rép : Soumission d’un manuscrit. Je meurs. Déjà, avant même d’ouvrir le courriel, j’en connais la teneur, puisque mon petit doigt me dit qu’un éditeur intéressé par mon roman préférera décrocher son téléphone plutôt que de m’envoyer une lettre. Donc, je comprends, avant de cliquer sur le lien, que c’est raté.
    Et bien sûr, je ne me trompe pas. Roman de fantasy classique ( oui, j’avoue ), avec des redondances d’idées ( >sigh< ), mais bien écrit. Hélas, le texte ne correspond pas à la ligne éditoriale de la maison et n'a donc pas été retenu.

    Suis-je déçue ? Oui et non. Oui, bien évidemment, puisqu’un refus reste un refus et c’est une chance qui s’envole. Mais curieusement, non aussi, pour plusieurs raisons. La première, celle qui me fait le plus plaisir, c’est que mon roman a été lu, tout au moins en partie. Ensuite, c’est que la directrice de collection a pris le temps de me rédiger un courriel personnalisé et précis motivant le refus, et ça, c’est quand même bien plus valorisant qu’une lettre-type. On se sent moins « rouage dans la machine ».

    J’ai pu remplir une ligne complète de mon tableau « Éditeurs », même si la réponse n’est pas celle que j’espérais… Allez, il me reste encore quelques mois à patienter pour les autres refus. En attendant, je vais continuer à écrire sur mes montagnes.