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Après le oui, au boulot…!

    Il y a quelques semaines, je vous annonçais, non sans joie, l’arrivée de mes premiers « oui » éditoriaux. Avec la naissance de Fifounette, joli petit poisson d’avril, je n’ai pas pu venir vous raconter la suite de cette aventure. Je peux maintenant vous annoncer avec le même plaisir la signature de deux contrats chez le même éditeur, l’un pour « Glasdiel », l’un pour « Les Marcheurs de Brume » ! Oui, oui, deux contrats, vous avez bien lu ! Et je suis ravie car, ayant le choix entre deux éditeurs, j’ai pu opter pour celui avec lequel j’avais vraiment envie de travailler (esprit de la maison + échanges cordiaux + contrat respectueux = auteur content). L’aventure est donc sur le point de se concrétiser !
KRTDL_Whip    Oui mais voilà : qui dit oui, dit corrections ! Alors pour l’instant, j’ai de la chance : mon éditeur a été très souple sur ses remarques sur les Marcheurs. Mon petit doigt me dit que Glasdiel sera bien plus annoté…
    Comme vous pouvez vous en douter, mes autres projets sont donc en attente (le tome 2 de l’Opération Citrouille et la correction du tome 1, la fin de l’Opération Fée-Furieuse, et l’Opération Furie à Vapeur). Et je dois moins jouer à Final Fantasy X-HD… Enfin ! On ne va pas se plaindre, tout de même !

    Voilà, un petit post rapide entre deux câlins à Fifounette ! J’espère avoir d’autres nouvelles fraîches bientôt ! En attendant, je prends une tartine et je retourne aux corrections du tome 2 de Mhaurndil, à savoir « Cardiel ». ε=┏( >_<)┛

2014, et petit bilan

2014    Tout d’abord, je vous souhaite à tous mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année. J’espère que vos rêves se réaliseront et que vous parviendrez à tenir vos bonnes résolutions. Ça y est, 2013 est parti aux oubliettes, nous voici en 2014 ! L’occasion de faire un bilan sur cette année écoulée, non ?

    2013 aura donc été l’année où je me suis sérieusement remise à écrire, après des mois de pause… Que dis-je ? Presque des années ! Alors, faisons un petit bilan :
    - j’ai bouclé Glasdiel, le premier tome de Mhaurndil, qui prenait la poussière depuis 6 ou 7 ans. Aujourd’hui, la coquille de noix vogue toujours chez les éditeurs chez lesquels je l’ai adressé (à ce jour, une seule réponse, négative évidemment) ;
    - j’ai réussi à m’extraire de Mhaurndil pour travailler à d’autres projets. L’Opération Brume vient de terminer son petit tour chez Bêta-Lecteur #1, il me faut donc reprendre ses commentaires et retravailler dessus ;
    - outre l’Opération Brume, j’ai aussi bouclé le premier jet d’un autre projet qui me trottait dans la tête depuis des lustres, à savoir l’Opération Citrouille. Le résultat me plaît beaucoup, mais il est actuellement en pause pré-corrections ;
    - j’ai rédigé ma première nouvelle, « Poupée de Chiffons », qui (le contrat étant signé, je peux considérer cela comme officiel) doit être publiée cette année dans un recueil de nouvelles aux éditions Voy’[el]. Ce sera donc ma toute première publication. Je dois avouer que ce qui me fait le plus chaud au cœur, ce sont les commentaires du responsable de la collection sur mon travail. Snif, moment Kleenex… ;
    - j’ai terminé une deuxième nouvelle, dont je ne sais pas encore quoi faire (la mettre dans un tiroir, lui trouver un AT…). C’est une victoire pour moi d’arriver à écrire des textes courts ;
    - j’ai encore sous le coude quelques projets, car la Muse est très active depuis que j’ai repris le clavier !

    Voilà pour le bilan. Bien sûr, j’aurais aimé écrire que Glasdiel avait trouvé un éditeur, mais plus le temps passe, plus je me dis que les chances sont minces. Même s’il représente le travail de toute une vie (tout a commencé quand j’avais 12 ans, c’est dire), il s’agit de fantasy somme toute assez classique. Vous savez, le projet dont il faut faire le deuil un jour… Mais bon : il fait son chemin, advienne que pourra ! S’il trouve preneur, les tomes 2 et 3 sont déjà écrits et je n’aurais que les corrections à faire dessus. Donc, je mets cette Opération de côté en 2014.

resolutions

    Voici mes objectifs pour cette nouvelle année :
    - pleurer au moment de la publication de Poupée de Chiffons (quand même). Ça me fait penser que je dois rédiger une mini-biographie, et que je n’ai absolument pas la moindre inspiration pour parler de moi… ;
    - soumettre l’Opération Brume aux éditeurs. La liste est prête, le syno aussi, reste plus qu’à y apporter les derniès retouches suite aux commentaires de BL #1 ;
    - corriger l’Opération Citrouille (j’ai hâte de me replonger dedans !) ;
    - écrire le tome 2 de l’Opération Citrouille. Je savais déjà ce qu’il y aurait dans le 3 et le 4 mais il me fallait un tome de transition. Maintenant que j’ai trouvé je vais pouvoir plancher dessus !
    - décider de quel sera mon projet pour le deuxième semestre. J’en ai beaucoup sous le coude, comme j’ai dit, donc je dois faire un tri et choisir le bon. Mais ça dépendra de si j’ai terminé le tome 2 de l’Opération Citrouille ou non, car n’oublions pas qu’une poupette est prévue pour avril, et qu’elle risque de me manger pas mal de temps…!

Spéciale dédicace à Jack

Spéciale dédicace à Jack

    Voilà. Au final, même si Glasdiel n’a pas provoqué l’hystérie dans le monde éditorial, j’ai quand même eu la satisfaction de le terminer du premier mot à la dernière relecture, et de l’envoyer. Je n’ai pas été publiée en 2013 mais j’ai signé mon premier contrat, ce qui est une jolie victoire en soi. 2014 doit être l’année où je transforme l’essai. Cette fois, c’est pour un roman que je veux signer : voici THE objectif de l’année.
    Encore une fois, bonne année à tous !

Antidote, le retour

Logo antidote RX

    Il y a quelques semaines, je vous racontai avoir mis la main sur le logiciel de correction Antidote. La révision de l’Opération Brume étant en cours, j’ai enfin pu commencer mon test de la bête. Petit retour sur mes premières impressions.

    Antidote, c’est quoi ?
    C’est un logiciel de correction de texte, qui s’intègre dans les suites de traitement de texte classiques. Pour votre information, j’utilisais OpenOffice, qui est gratuit, mais il ne fonctionnait pas bien avec Antidote. J’ai finalement repris Word et découvert qu’Antidote fonctionnait à la vitesse de la lumière avec ! ^_^ Outre la possibilité de corriger fautes d’orthographe et de grammaire, ce logiciel va beauuuuuuucoup plus loin et offre une série d’outils particulièrement intéressants : chasse aux répétitions, avec empan variable, traque des verbes faibles, des phrases trop longues, des tournures négatives, passives, etc… Il est également doté d’un dictionnaire, un dictionnaire des synonymes (dieu, que je l’aime !), antonymes… Bref ! Tout un arsenal d’armes pour éliminer les lourdeurs dans un texte et l’enrichir de jolis mots.

    Comment ça marche ?
    Dans ma version, il me suffit de sélectionner la portion de texte à corriger. En général, je choisis un chapitre entier, car je travaille sur un ensemble concret pour viser la cohérence de l’ensemble. Ensuite, un petit clic droit, on sélectionne Antidote – Correction, et c’est parti !

    Pour l’exemple, l’Opération Brume
    Après deux relectures complètes, j’ai tout d’abord travaillé sur la cohérence du fond (suppression de scènes inutiles, rajouts d’explications, cohérences des actions et des réactions des personnages, etc…). Ensuite, j’ai pu m’attaquer à la correction des fautes et des répétitions. Alors là, j’avoue, je ne suis absolument pas écolo puisque j’imprime toujours la version à corriger sur papier. D’une, j’ai besoin de changer de support, de deux, c’est quand même vachement plus pratique de corriger directement sur le texte et pas d’écrire les trucs à changer sur un bout de papier à part. Donc, armée de mon tas de feuilles volantes, je relis à voix haute le texte, ce qui me donne l’air d’une parfaite idiote mais assumée. À voix haute, c’est très important : ça me permet de voir si les phrases « sonnent » bien, si elles ont le nombre correct de syllabes, si les mots s’enchaînent avec fluidité (ou si je dois au contraire intervertir certains), de repérer les abus d’adverbes en -ment, et, également, de repérer les répétitions lourdes à l’oreille. Une fois l’ensemble du texte corrigé par cette première vague, je reporte toutes mes annotations sur le fichier texte.
    Et après… après, d’habitude, je recommençais à me crever les yeux sur l’ordi, à relire 25 fois pour traquer de nouveau toutes les fautes qui auraient pu m’échapper (je soupçonne certaines de se cacher derrière d’autres lettres). Cette fois, j’ai dégainé Antidote, et je n’ai pas hésité à m’en servir.

    Première claque
    Antidote s’ouvre dans une fenêtre à part. Dommage, c’est moins pratique de faire des allers-retours entre les deux. Néanmoins, là où Antidote prenait environ 7 secondes à recharger sous OpenOffice, c’est instantané dans Word, donc presque invisible. A gauche, donc, le texte à corriger, à droite, la liste des outils de correction à ma disposition. Premier constat : il reste des fautes, je suis un ver de terre. Je corrige donc ce qui me paraît pertinent et ignore le reste, puis m’attaque à ces terribles répétitions. Et là, gifle magistrale : il y en a des dizaines. Dans un seul chapitre, je peux monter jusqu’à 180 répétitions.
    Je meurs. N’avais-je pas éliminé le gros de ces répétitions au cours de ma lecture à voix haute ? Si, mais Antidote est moins souple que moi : son empan est fixé à un rang moyen, c’est-à-dire qu’il compte un certain nombre de mots entre chaque répétition, et si ce nombre est inférieur à celui de son empan, il détecte une répétition.
    Alors, ne me reste plus qu’à reformuler, transformer mes phrases, chercher des synonymes, trouver de nouvelles tournures et là, ô miracle ! le jaune disparaît peu à peu du texte ! évidemment, on ne peut pas supprimer toutes les répétitions : il faut faire un compromis avec les répétitions voulues, pour l’effet de style, les répétitions dans les dialogues, moins soutenus que l’ensemble du texte, et les répétitions inévitables sous peine de rendre le texte illisible ou trop lourd. Néanmoins, après un passage d’Antidote et une correction sérieuse, le taux de répétitions chute d’environ 70%. énorme, non ?

    Et après ?
    Après, j’enchaîne sur les verbes faibles. J’y ai fait très attention au cours de l’écriture, mais certains m’ont échappé, inévitablement. On ne peut de toute façon pas se passer de leur usage. Après tout, ils font eux aussi partie de la langue française…
    Sur environ 4000 à 5000 mots par chapitre, Antidote me détecte une moyenne de 40 à 50 verbes faibles. De là, je relis la phrase, je réfléchis – oui, car Antidote ne réfléchit pas à ma place, et ça, j’aime ! J’envisage de nouvelles formulations ou je cherche un synonyme plus précis, et je corrige… et là où Antidote est génial, c’est qu’il continue de compter en même temps les répétitions. Ainsi, si je modifie un verbe faible par un autre verbe déjà usité un peu avant ou après, il LE VOIT, et il ME LE DIT. Du coup, impossible de refaire une répétition.
    Ensuite, je regarde le registre de langage des mots employés. Je traque les termes familiers hors des dialogues, je cherche des expressions plus jolies, j’emploie le dictionnaire des synonymes quand l’idée ne vient pas… Mon texte s’enrichit à vue d’oeil. Antidote le compte. Et j’ai remarqué, grâce justement au compteur de mots des différents registres, que les chapitres vus par Olfram étaient écrits de façon bien plus soutenue que ceux vus par Answald (j’adore ^_^). Un autre moyen de voir si la personnalité des protagonistes est bien rendue.
    Puis, évidemment, un petit tour dans les phrases trop longues, dans les tournures négatives, passives, les subordonnées, etc… Je rends mon texte plus agréable en supprimant les lourdeurs. Pas toutes, parce que, quand même, les phrases me sont venues spontanément et je ne veux pas non plus dénaturer mon texte et le rendre impersonnel.
    Lorsque j’aurai terminé cette phase de corrections, je m’attellerai à une nouvelle relecture du texte dans son entier (à voix haute), histoire de vérifier la fluidité de toutes ces modifications.

    En conclusion ?
    En conclusion, ce logiciel est un véritable bijou pour les auteurs qui veulent vraiment faire une relecture approfondie de leurs textes avant leur soumission à un bêta-lecteur. Antidote ne travaille pas à notre place, il nous aide à perfectionner nos corrections et les facilite grandement (que de temps gagné !). Bon, je n’ose pas soumettre Glasdiel a un essai, j’aurai trop peur de ce j’y verrai. Ah, et j’ai un reproche à lui faire : il ne prépare pas le thé !
    J’espère avoir terminé ces fichues corrections avant la fin de l’année, histoire de pouvoir faire relire l’Opération Brume à mon Bêta-Lecteur-en-Chef courant janvier.

    La prochaine fois, on parlera du bilan de 2013, et on rêvera de 2014…

Ca y est !

farniente

    Oui, je peux le dire : ça y est, j’ai terminé mes corrections !
   Ô joie ! Ô satisfaction ! Terminées, les relectures, les prises de tête avec les fautes, les tournures bancales, les répétitions… À présent, je laisse mes deux ( oui, deux ! ) bêta-lecteurs faire leur boulot et moi, je me la coule douce.
   Du coup, pendant que je me tourne les pouces, une nouvelle idée m’est venue, un nouveau pitch, peut-être… Je commence à me pencher sur le plan détaillé de la suite de Mhaurndil, également. Bref, c’est les vacances !

Corrections, et puis quoi ?

Pochette the next day

    Les corrections de Mhaurndil continuent, dans la joie et la bonne humeur ! Je vous rassure, c’est de l’ironie : ça me déprime ! Autant la phase écriture en elle-même est super agréable, autant je HAIS les corrections. Elles amènent beaucoup de doutes et d’interrogations. Mon texte est-il finalement si bon que je le pensais ? N’intéressera-t-il pas plutôt que moi ? L’idée de base n’est-elle pas trop simpliste, trop classique, pour qu’on se dise que c’est du réchauffé ? Pourquoi y a-t-il autant d’imperfections, moi qui me croyais SI parfaite ? Les remarques de mon cher Bêta-Lecteur #1 n’arrangent rien…
    Il paraît que ces questionnements sont normaux. Tonton Beorn dit que la critique fait l’effet d’un coup de poing dans les gencives ; chez moi, c’est un coup de poignard dans le cœur. Mais je n’ai pas le choix : c’est une étape nécessaire si je veux que mon texte soit lisible – et appréciable. Quelle torture !

    En dehors de ça, d’autres questions me viennent, mais sur un problème tout à fait différent : et maintenant ? J’ai donc terminé le premier tome de Mhaurndil, fort bien. Et maintenant, j’écris quoi ? Le tome 2 ? Le canevas est prêt dans mon esprit, ne reste qu’à le mettre par écrit et à coucher le roman sur papier. Je reprends l’Opération Fée Furieuse ? Elle aussi est bien avancée : je l’aurais fini en un mois, un mois et demi. Je pars sur autre chose ? J’ai des tas de nouvelles idées : l’Opération Citrouille, l’Opération Furie à Vapeur, et encore d’autres qui veulent aussi prendre corps ! Donc, je ne sais pas. Qu’est-ce qui serait le plus logique ? Dans un sens, je me dis que ce serait bien de me couper de Mhaurndil quelques semaines. D’un autre côté, j’aimerais avancer dans le tome 2 pour pouvoir mentionner aux éditeurs, lors de la soumission du tome 1, que la suite est déjà avancée, voire terminée.
    Je ne sais paaaaaaaaaaaaas !!

Bêta-lecture

corrige tes fautes 2

    ( Gné ??? Qu’est-ce que c’est que ça ? )

    Comme vous le savez déjà, j’ai commencé la correction du premier tome de l’Opération M. Il s’agit de repérer les fautes ( orthographe, grammaire, conjugaison ), les oublis, les lourdeurs, les répétitions, etc… ce afin de rendre la lecture plus agréable et fluide. Il y a cependant une chose que je ne peux pas faire seule, et c’est là qu’entre en jeu la phase dite « de bêta-lecture ».
    Mon mari s’est porté volontaire pour être mon premier bêta-lecteur. Comme c’est un dévoreur de roman invétéré, et qu’il a une bonne notion de la conception de pitch ( quoi que… ) et de ce qu’est une phrase bien tournée, c’est un bêta-lecteur intéressant. Quel est son rôle ? Outre lire en première exclusivité mon roman, il doit surtout pointer les erreurs qu’il y trouve, les fautes qui m’ont échappé, et surtout les incohérences. Bien évidemment, je ne suis pas la plus à même de dénicher ces incohérences : je suis bien trop impliquée dans la création de ce roman pour repérer les grosses bourdes que j’ai moi-même commises. Et il se trouve que, là où je ne voyais rien de problématique, mon cher et tendre a déniché des problèmes pourtant flagrants !
    Exemple…: « Chérie, ça ne va pas ! Le roi a régné toute sa vie ! » Moi : « Eh bien, oui, les rois règnent jusqu’à leur mort, en général… » Lui : « Oui mais là, il a vécu 302 ans, et il a régné 302 ans. Il est devenu roi à sa naissance ? »

city hunter corbeau

    Bon, jusqu’à présent, il n’a remarqué que deux incohérences ( celle-ci, donc, et une autre qui se réglera assez simplement elle aussi ). Croisons les doigts pour qu’il n’y en ait pas plus…!

    Je n’avais pas conscience des erreurs qu’on peut soi-même glisser dans son texte, même en connaissant son histoire sur le bout des doigts. D’où l’importance d’une bêta-lecture avant soumission de son manuscrit : l’éditeur n’a pas de temps à perdre avec un texte qui n’a pas été un minimum révisé. De plus, si vous n’arrivez pas à concevoir l’idée de modifier des passages de votre roman à la suite d’une bêta-lecture avisée, mieux vaut ne pas songer à vous faire publier du tout…
    L’idéal serait sans doute de trouver deux ou trois bêta-lecteurs et de leur soumettre, chacun de leur côté, le roman terminé. Je connais au moins une autre personne qui sera peut-être d’accord pour se dévouer elle aussi ( Pam, Pam, j’ai besoin de ton aide ! ). La route est longue, jusqu’à la fin du travail !

Corrections

ggg

    Je n’ai finalement pas pu résister. Bien que j’avais dit que je laisserai Mhaurndil au repos pour m’en défaire, je suis repartie dedans à pieds joints deux jours après l’avoir terminé. Ce n’est pas une bonne chose, j’en suis bien consciente, mais je ne peux pas m’en empêcher.
    Les corrections ont donc commencé. Je savais que certains passages devraient être remaniés pour devenir plus cohérents, plus fluides ou plus détaillés, mais globalement, l’ensemble me paraût satisfaisant. Je suis surprise de constater que j’ai plaisir à le lire et non pas à lui trouver un million de défauts ( ceci dit, ça devrait peut-être m’inquiéter ). J’avais peur que certains passages soient rallongés, dispensables, dilués, etc… mais en fait, chaque paragraphe a un intérêt. Il y a cependant deux choses que je dois absolument travailler :
    1 – la peur qu’inspire The Big Boss au Prince Pantouflard, beaucoup mentionnée mais jamais justifiée ;
    2 – les batailles, toujours un peu trop courtes pour avoir un souffle épique.
    Mon autre problème est qu’au lieu de raccourcir les passages trop longs, je rajoute des précisions, des descriptions, des sentiments… Alors que j’avais passé les 560.000 signes espaces comprises, me voilà maintenant avec 10.000 signes de plus !

    Mon mari réclame maintenant de voir le bébé. Je ne veux pas qu’il y touche avant d’avoir terminé la correction. Encore une fois, c’est la trouille qui parle. Je vais tâcher de lui soumettre les chapitres qui sont déjà passés à la première moulinette, histoire de recueillir son avis dessus.

ggg

    Tant que j’y suis, je voulais aussi évoquer le Grimoire Galactique des Grenouilles, édité par l’association Tremplins de l’Imaginaire. Je suis tombée dessus par hasard au fil de mes pérégrinations sur la toile, et la bête mérite toute l’attention d’un écrivain ayant pour objectif de se faire publier.
    Outre des conseils aux auteurs de SFFF, le guide liste les éditeurs s’ouvrant à ces thèmes, avec plein d’informations utiles à savoir ( sous quel format leur soumettre, s’ils acceptent les premiers romans, les séries, etc… ). Bref, une foule de choses indispensables pour tous ceux qui espèrent décrocher la timballe. A noter qu’il ne coûte que 3 euros en version PDF, et 7 en version imprimée. A ce prix, ça vaut le coup de se le procurer. N’hésitez pas !

Fini !!!

ecrivain

    Et voilà, ça y est ! La première partie de l’Opération M est TERMINÉE !
    Je n’en reviens pas ! Je suis allée beaucoup plus vite que je ne l’imaginais – il faut dire que j’ai été très prolifique hier, et que le dernier chapitre était prêt depuis déjà bien longtemps. Alors voilà, je peux enfin l’annoncer : j’ai écrit le premier roman de la série ! Extraordinaire ! 560.000 caractères au compteur, pas mal, non ?

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    Et maintenant ? J’ai toujours des projets : l’aventure ne s’arrête pas là. En ce qui concerne ce tome de l’Opération M, je le mets de côté. Interdiction d’y toucher avant le 1er juin. J’ai besoin de me vider la tête de cette histoire, pour pouvoir la reprendre sereinement dans quelques jours et la corriger l’esprit clair. Donc, je le pose, je le range ( je le sauvegarde en vingt exemplaires ) et je n’y jette pas le moindre coup d’œil durant 15 jours. À partir du 1er juin, je commence la correction. Elle devra durer jusqu’au 1er juillet au minimum. Au menu, relecture complète, annotations en tous genres, repérage des fautes, oublis, boulettes et autres erreurs et correction, refonte des phrases là où ce sera nécessaire. Je ne sais pas si un mois sera nécessaire pour corriger. Au besoin, la date butoir est au 1er août. Là, je réunirai les adresses des différentes maisons d’édition et… en avant la musique !

    Que vais-je faire jusqu’au 1er juin ? Déjà, me remettre à lire ( parce que ça fait bien un mois que je n’ai pas ouvert un bouquin, moi ). Ensuite, j’aimerais me replonger dans l’Opération Fée Furieuse. J’en suis à plus de 80%, et je me dis que ce serait bien que je le termine, ce roman. Je le trouve très original, ancré dans un monde que j’adore et qui me fascine. Je suis persuadée qu’il ferait lui aussi un très bon roman à proposer à un éditeur.

    Voilà. Ce n’est donc pas encore la fin de l’aventure, loin de là. Comme quoi, ça ne servait à rien de s’inquiéter !

Petit bonus ( peut-être ai-je des lecteurs qui auront envie de savoir ça ). Le véritable titre de l’Opération M est « Mhaurndil » ( [va-orn-dil] ). Son premier tome sera « Glasdiel ».

La peur de terminer

    Je m’en suis rendue compte hier. Je calculais, fière de mon avancée, le temps qu’il me restait avant de voir le bout de mon roman. Trois petits calculs plus tard, le verdict tombe : 7 jours. Une semaine. Le même jour, la semaine prochaine.

city hunter corbeau

    Savez-vous quelle a été la première émotion que j’ai ressentie, lorsque j’en suis arrivée à cette conclusion ? La peur. La peur, oui, mais pas la petite angoisse, le frisson rigolo. La peur, celle qui fait claquer des mâchoires et trembler des genoux. Avez-vous déjà ressenti ça ? À l’aune de terminer votre œuvre, avez-vous déjà éprouvé ce blanc, ce trou noir, à l’idée que « c’est bientôt la fin » ?
    C’est très étrange de ressentir ça, alors que justement, ce n’est pas la fin : je ne vais terminer que le tome 1 de l’Opération M, il en reste encore au moins deux. Pourquoi tant d’angoisse, à l’idée d’en avoir fini ?

    Je crois – et c’est là la réponse à la grande question de ma vie (« Pourquoi je n’arrive pas à terminer mes romaaaaaaaans ? ») – que l’idée de finir renvoie à celle de me relire, me corriger et, surtout, d’être lue. Paradoxal, pour un écrivain ! Pas tant que ça, en réalité. Quand on écrit, on se met à nu. On couche sur le papier des choses que notre mère, notre mari ou nos enfants n’imagineraient même pas. Et quand on termine, quand on leur annonce qu’enfin, la boucle est bouclée, leur réaction est immédiate : ils veulent lire, donner leur avis, critiquer. Et là, on angoisse. Et s’ils n’aimaient pas ? Et si je les choquais ? Et s’ils trouvaient ça médiocre, nul, dégoûtant, etc… ?

    Je crois qu’il s’agit sans doute de la raison pour laquelle je ne parviens jamais jusqu’à la fin. Cette peur – qui se manifeste pour la première fois parce que j’ai un public qui attend la fin – m’empêche de mettre le point final. Comme ça, je peux dire que je suis un écrivain, mais qui ne parvient pas à finir ses œuvres. Comme ça, pas besoin de s’exposer au jugement des autres. Triste, et compréhensible en même temps.
    Cette fois, malgré la peur, j’irai jusqu’au bout. Pas question de me laisser aller. Il n’y aura pas de voie de garage, pas d’échappatoire. Je mettrai le point final. Du moins, le premier point final.