Fini !!!

ecrivain

    Et voilà, ça y est ! La première partie de l’Opération M est TERMINÉE !
    Je n’en reviens pas ! Je suis allée beaucoup plus vite que je ne l’imaginais – il faut dire que j’ai été très prolifique hier, et que le dernier chapitre était prêt depuis déjà bien longtemps. Alors voilà, je peux enfin l’annoncer : j’ai écrit le premier roman de la série ! Extraordinaire ! 560.000 caractères au compteur, pas mal, non ?

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    Et maintenant ? J’ai toujours des projets : l’aventure ne s’arrête pas là. En ce qui concerne ce tome de l’Opération M, je le mets de côté. Interdiction d’y toucher avant le 1er juin. J’ai besoin de me vider la tête de cette histoire, pour pouvoir la reprendre sereinement dans quelques jours et la corriger l’esprit clair. Donc, je le pose, je le range ( je le sauvegarde en vingt exemplaires ) et je n’y jette pas le moindre coup d’œil durant 15 jours. À partir du 1er juin, je commence la correction. Elle devra durer jusqu’au 1er juillet au minimum. Au menu, relecture complète, annotations en tous genres, repérage des fautes, oublis, boulettes et autres erreurs et correction, refonte des phrases là où ce sera nécessaire. Je ne sais pas si un mois sera nécessaire pour corriger. Au besoin, la date butoir est au 1er août. Là, je réunirai les adresses des différentes maisons d’édition et… en avant la musique !

    Que vais-je faire jusqu’au 1er juin ? Déjà, me remettre à lire ( parce que ça fait bien un mois que je n’ai pas ouvert un bouquin, moi ). Ensuite, j’aimerais me replonger dans l’Opération Fée Furieuse. J’en suis à plus de 80%, et je me dis que ce serait bien que je le termine, ce roman. Je le trouve très original, ancré dans un monde que j’adore et qui me fascine. Je suis persuadée qu’il ferait lui aussi un très bon roman à proposer à un éditeur.

    Voilà. Ce n’est donc pas encore la fin de l’aventure, loin de là. Comme quoi, ça ne servait à rien de s’inquiéter !

Petit bonus ( peut-être ai-je des lecteurs qui auront envie de savoir ça ). Le véritable titre de l’Opération M est « Mhaurndil » ( [va-orn-dil] ). Son premier tome sera « Glasdiel ».

La peur de terminer

    Je m’en suis rendue compte hier. Je calculais, fière de mon avancée, le temps qu’il me restait avant de voir le bout de mon roman. Trois petits calculs plus tard, le verdict tombe : 7 jours. Une semaine. Le même jour, la semaine prochaine.

city hunter corbeau

    Savez-vous quelle a été la première émotion que j’ai ressentie, lorsque j’en suis arrivée à cette conclusion ? La peur. La peur, oui, mais pas la petite angoisse, le frisson rigolo. La peur, celle qui fait claquer des mâchoires et trembler des genoux. Avez-vous déjà ressenti ça ? À l’aune de terminer votre œuvre, avez-vous déjà éprouvé ce blanc, ce trou noir, à l’idée que « c’est bientôt la fin » ?
    C’est très étrange de ressentir ça, alors que justement, ce n’est pas la fin : je ne vais terminer que le tome 1 de l’Opération M, il en reste encore au moins deux. Pourquoi tant d’angoisse, à l’idée d’en avoir fini ?

    Je crois – et c’est là la réponse à la grande question de ma vie (« Pourquoi je n’arrive pas à terminer mes romaaaaaaaans ? ») – que l’idée de finir renvoie à celle de me relire, me corriger et, surtout, d’être lue. Paradoxal, pour un écrivain ! Pas tant que ça, en réalité. Quand on écrit, on se met à nu. On couche sur le papier des choses que notre mère, notre mari ou nos enfants n’imagineraient même pas. Et quand on termine, quand on leur annonce qu’enfin, la boucle est bouclée, leur réaction est immédiate : ils veulent lire, donner leur avis, critiquer. Et là, on angoisse. Et s’ils n’aimaient pas ? Et si je les choquais ? Et s’ils trouvaient ça médiocre, nul, dégoûtant, etc… ?

    Je crois qu’il s’agit sans doute de la raison pour laquelle je ne parviens jamais jusqu’à la fin. Cette peur – qui se manifeste pour la première fois parce que j’ai un public qui attend la fin – m’empêche de mettre le point final. Comme ça, je peux dire que je suis un écrivain, mais qui ne parvient pas à finir ses œuvres. Comme ça, pas besoin de s’exposer au jugement des autres. Triste, et compréhensible en même temps.
    Cette fois, malgré la peur, j’irai jusqu’au bout. Pas question de me laisser aller. Il n’y aura pas de voie de garage, pas d’échappatoire. Je mettrai le point final. Du moins, le premier point final.

Et le voyage commence

    Voilà, c’est parti. Je me lance dans l’aventure du blog-qui-raconte-ma-vie. Mais pas n’importe quelle vie (je me doute que certains aspects de mon quotidien n’ont pas le moindre intérêt) : je parle de ma vie d’écrivain.
    Si vous êtes allé faire un tour sur ma page de présentation, vous savez déjà que j’écris, et que ça ne me semble pas mauvais. Au point que, c’est décidé : je saute le pas, et je tente d’être éditée.
    Mon projet actuel, baptisé Opération M, a atteint hier les 82%, soit plus de 450.000 signes. Il me reste donc 18% à écrire, 18% qui, si mon avancée se fait au même rythme que les précédents, devraient être atteints avant la fin du mois. Ce roman est-il assez bon pour être publié ? Je le pense, oui. En même temps, si je ne le pensais pas, ce ne serait même pas la peine d’essayer. Je suis bien consciente que ce ne sera probablement pas une partie de plaisir, et que le parcours risque d’être semé d’embûches, mais je sais depuis toujours que je veux écrire. Mes histoires ont besoin d’être racontées et de trouver un public.
    À travers ce blog, que j’essaierai de mettre à jour régulièrement, je parlerai de mes tentatives et des expériences que je ferai. J’espère aussi pouvoir échanger avec des lecteurs, des auteurs, des éditeurs, pourquoi pas, pour discuter de ce qui nous unit : le roman.

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