La brigade des loups

La brigade des loups

    Une fois n’est pas coutume, je vais parler aujourd’hui d’une lecture, celle du premier épisode d’une série d’uchronie fantastique : « La brigade des loups » de Lilian Peschet.

    2020. L’épidémie de lycanthropie sévit en Europe depuis près de trente ans. La Roumanie est l’un des pays les plus en pointe concernant la recherche sur ce rétrovirus, mais aussi l’un des rares où les lupins ont le droit de vivre dans la société.
    Sous certaines restrictions.
    Pour s’occuper des crimes lupins, des unités de polices spéciales exclusivement composées de malades ont été créées.
    On les appelle les Brigades des loups.

    Un professeur massacré. Une mère de famille et son enfant dévorés vivants. De jeunes lupins sauvages en liberté. Pourquoi ces crimes ? D’où viennent ces enfants, et quel est leur buté? Les réponses pourraient bien bouleverser l’avenir de la brigade de Bucarest.

La brigade des loups

    Publié dans la collection numérique e-courts des éditions Voy’[e]l, il s’agit du premier épisode d’une série qui nous plonge dans le quotidien de flics lycanthropes dans une Roumanie alternative en 2020. Rien que ça ! Le style est percutant et va à l’essentiel, sans fioritures inutiles. L’auteur nous plonge dans la peau de ses personnages chapitre après chapitre : l’action, rythmée et sans temps mort, est vue à travers leurs yeux, à tour de rôle. Une vraie bonne idée pour nous faire aimer tout de suite les personnages. J’ai particulièrement apprécié le changement de ton entre chaque chapitre, qui met immédiatement dans la peau du narrateur. Moi qui déteste la narration à la première personne, d’ordinaire, pour une fois elle me convainc !
    Concernant le cadre spatio-temporel, aucune fausse note. On cerne très bien l’environnement, ce tout petit bon dans un futur qui ne peut pas être le nôtre ( une distorsion du passé très bien gérée, avec une chronologie intéressante et un clin d’œil au sang contaminé ). Un bon point : ça ne se passe pas aux États-Unis, ni en Europe de l’Ouest, mais en Roumanie. Original.
    Le thème, enfin, mélange de lycanthropie, odeur de fin d’un monde, voire de racisme, reprend les classiques avec intelligence.

    En bref, si vous ne savez pas quoi lire ce soir, foncez sur Immatériel et procurez-vous vite ce petit bijou. Le premier épisode est gratuit ! Et pour 0,99€, je ne manquerai sûrement pas les suivants !

Infos techniques :
Titre : La brigade des loups, épisode 1
Auteur : Lilian Peschet
Éditeur : Voy’[e]l, collection e-courts
Où l’obtenir : En numérique uniquement, sur Immatériel

Premiers envois

coquille

    Glasdiel terminé, le synopsis rédigé, la lettre de présentation achevée… Il ne restait donc plus qu’à envoyer le bébé. J’ai donc ouvert ma liste d’éditeurs préférés et ai pris les trois premiers, ceux qui, soucieux de mon porte-monnaie ( ou de l’organisation de leur bureau ), ont la gentillesse d’accepter l’envoi par courriel.
    Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé, mais j’ai ressenti une profonde angoisse lors de ces trois envois. Mon roman est pourtant prêt, mon synopsis me convient et ma lettre de présentation tout autant, et pourtant ! Je me suis posé beaucoup de questions avant de cliquer sur envoyer. La présentation était-elle correcte ? N’avais-je pas oublié quelque chose, un résumé, un document, une précision quelconque ? Il m’a fallu me faire violence pour réusssir à cliquer sur ce fameux bouton, comme si je craignais… quoi, au juste ? Qu’on m’envoie un mail incendiaire pour n’avoir pas respecté une consigne ? Peut-être, plus prosaïquement, que mon cher roman ne finisse dans la corbeille.

    Enfin, il est parti, et je patiente encore quelques jours avant de préparer les envois papiers pour les maisons d’édition qui veulent les manuscrits sous ce format. Quelques cases de mon tableau sont remplies – date d’envoi, date de confirmation. C’est assez étrange. Je sais que je n’aurai pas de réponses avant plusieurs mois, mais je ne peux pas m’empêcher de penser à mon texte. Où est-il ? Quel accueil lui a-t-on réservé ? Je l’imagine comme une coquille de noix, ballotée par les flots. La barcasse survivra-t-elle aux tempêtes, atteindra-t-elle le bon rivage ? Le petit capitaine – Morglin ? – saura-t-il la conduire à bon port ? Sera-t-elle, au contraire, engloutie par le maeström C’est-Trop-Mauvais-Pour-Être-Publié ?
    Voilà, et l’attente ne fait que commencer ! En attendant, je me plonge dans Cardiel ( et dans l’Opération Fé Furieuse, parce qu’il ne me reste que 20.000 mots à écrire, flûte de zut ! ). Sous le bureau, je croise les doigts de pied pour que le cap’ Morglin conduise bien sa barque…

Glasdiel est terminé

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theend

    Bonjour à tous !
    Une très bonne nouvelle aujourd’hui : Glasdiel est officiellement terminé. Les remarques de la bêta-lecture ont été prises en compte et, je le dis non sans fierté, j’ai achevé les dernières corrections ce midi ! Je suis donc dans les temps vis-à-vis de mon planning, puisque je voulais les avoir terminées pour le 1er juillet.

    Et maintenant, quel est le programme ? (« Mogoo, dis-nous tout ! ») J’ai rédigé le plan détaillé du tome 2, Cardiel. J’ai préparé le bref synopsis du tome 3, Lindiel. J’ai repris le premier jet du tome 2, lequel compte 80.000 mots. Objectif : retravailler ce premier jet en concordance avec le plan détaillé, et le mettre en forme. Je suis donc bien avancée ! Note pour plus tard : ne pas oublier d’indiquer, dans ma lettre de présentation de Glasdiel, que Cardiel ne tardera pas à être terminé ! Quant au tome 3, une bonne moitié est déjà couchée en premier jet.
    J’ai également rédigé le synopsis de Glasdiel. Il faudra que je le fasse relire à mon bêta-lecteur #1, afin qu’il me dise si c’est correct. La lettre de présentation – ou du moins le modèle – est elle aussi prête, à charge pour moi de la personnaliser pour chaque éditeur auquel je soumettrai ce roman.

    Maintenant, j’attaque la deuxième partie du cycle, Cardiel, donc. Après m’être concentrée sur le personnage de Morglin, je passe donc à Inrí, princesse des Cal’Sídhes. La quête des sphères va véritablement commencer !

Ca y est !

farniente

    Oui, je peux le dire : ça y est, j’ai terminé mes corrections !
   Ô joie ! Ô satisfaction ! Terminées, les relectures, les prises de tête avec les fautes, les tournures bancales, les répétitions… À présent, je laisse mes deux ( oui, deux ! ) bêta-lecteurs faire leur boulot et moi, je me la coule douce.
   Du coup, pendant que je me tourne les pouces, une nouvelle idée m’est venue, un nouveau pitch, peut-être… Je commence à me pencher sur le plan détaillé de la suite de Mhaurndil, également. Bref, c’est les vacances !

Corrections, et puis quoi ?

Pochette the next day

    Les corrections de Mhaurndil continuent, dans la joie et la bonne humeur ! Je vous rassure, c’est de l’ironie : ça me déprime ! Autant la phase écriture en elle-même est super agréable, autant je HAIS les corrections. Elles amènent beaucoup de doutes et d’interrogations. Mon texte est-il finalement si bon que je le pensais ? N’intéressera-t-il pas plutôt que moi ? L’idée de base n’est-elle pas trop simpliste, trop classique, pour qu’on se dise que c’est du réchauffé ? Pourquoi y a-t-il autant d’imperfections, moi qui me croyais SI parfaite ? Les remarques de mon cher Bêta-Lecteur #1 n’arrangent rien…
    Il paraît que ces questionnements sont normaux. Tonton Beorn dit que la critique fait l’effet d’un coup de poing dans les gencives ; chez moi, c’est un coup de poignard dans le cœur. Mais je n’ai pas le choix : c’est une étape nécessaire si je veux que mon texte soit lisible – et appréciable. Quelle torture !

    En dehors de ça, d’autres questions me viennent, mais sur un problème tout à fait différent : et maintenant ? J’ai donc terminé le premier tome de Mhaurndil, fort bien. Et maintenant, j’écris quoi ? Le tome 2 ? Le canevas est prêt dans mon esprit, ne reste qu’à le mettre par écrit et à coucher le roman sur papier. Je reprends l’Opération Fée Furieuse ? Elle aussi est bien avancée : je l’aurais fini en un mois, un mois et demi. Je pars sur autre chose ? J’ai des tas de nouvelles idées : l’Opération Citrouille, l’Opération Furie à Vapeur, et encore d’autres qui veulent aussi prendre corps ! Donc, je ne sais pas. Qu’est-ce qui serait le plus logique ? Dans un sens, je me dis que ce serait bien de me couper de Mhaurndil quelques semaines. D’un autre côté, j’aimerais avancer dans le tome 2 pour pouvoir mentionner aux éditeurs, lors de la soumission du tome 1, que la suite est déjà avancée, voire terminée.
    Je ne sais paaaaaaaaaaaaas !!

OpenOffice et les numéros de page

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    Hop ! Je vous livre une astuce que j’ai récupéré pour faire une belle présentation de votre œuvre, avec OpenOffice. Si vous voulez que votre numérotation commence après la page de garde, voici le truc :

    1 - appliquer un format à la première page
    Pour ce faire, positionnez-vous sur la première page de l’oeuvre, là où la numérotation ne doit pas apparaître. Supprimez tout pied de page que vous auriez déjà inséré. Ensuite, rendez-vous dans Format > Styles et formatages ( ou appuyez directement sur F11 ). Une fenêtre apparaît. Dans les petits icônes en haut, sélectionnez celui qui dit « Styles de pages ». Là, cliquez sur Première page. Le format de votre première page change déjà, si vous lui aviez appliqué un style auparavant.

    2 - insérez la numérotation dans le pied de page
    Sur la page que vous voulez numéroter 1, sélectionner Insertion > Pied de page > Standard. Ensuite, rentrez le champ numéro de page dans ce pied.

    3 - faire commencer la numérotation à 1
    Faites un double-clic sur le champ numéro de page dans ce pied. Une fenêtre apparaît. En bas à droite, dans le champ Correction, indiquez -1. Pouf ! Le numéro de page change dans le pied de page et passe à 1 ! Si vous avez plus d’une page avant la page 1 ( couverture + synopsis + je sais pas quoi ), faites une correction équivalent à ce nombre de pages. Pour trois pages avant la page 1, indiquez -3 en Correction, et votre page 1 sera bien numérotée 1.

    Pratique, non ?

Gribouillis

photo

    Petit gribouillis ce matin au travail, entre deux coups de fil : Morglin Armornedhel, prince des Mor’Sidhes.

photo

    ( Comment ça, je n’ai que ça à faire ? )

Bêta-lecture

corrige tes fautes 2

    ( Gné ??? Qu’est-ce que c’est que ça ? )

    Comme vous le savez déjà, j’ai commencé la correction du premier tome de l’Opération M. Il s’agit de repérer les fautes ( orthographe, grammaire, conjugaison ), les oublis, les lourdeurs, les répétitions, etc… ce afin de rendre la lecture plus agréable et fluide. Il y a cependant une chose que je ne peux pas faire seule, et c’est là qu’entre en jeu la phase dite « de bêta-lecture ».
    Mon mari s’est porté volontaire pour être mon premier bêta-lecteur. Comme c’est un dévoreur de roman invétéré, et qu’il a une bonne notion de la conception de pitch ( quoi que… ) et de ce qu’est une phrase bien tournée, c’est un bêta-lecteur intéressant. Quel est son rôle ? Outre lire en première exclusivité mon roman, il doit surtout pointer les erreurs qu’il y trouve, les fautes qui m’ont échappé, et surtout les incohérences. Bien évidemment, je ne suis pas la plus à même de dénicher ces incohérences : je suis bien trop impliquée dans la création de ce roman pour repérer les grosses bourdes que j’ai moi-même commises. Et il se trouve que, là où je ne voyais rien de problématique, mon cher et tendre a déniché des problèmes pourtant flagrants !
    Exemple…: « Chérie, ça ne va pas ! Le roi a régné toute sa vie ! » Moi : « Eh bien, oui, les rois règnent jusqu’à leur mort, en général… » Lui : « Oui mais là, il a vécu 302 ans, et il a régné 302 ans. Il est devenu roi à sa naissance ? »

city hunter corbeau

    Bon, jusqu’à présent, il n’a remarqué que deux incohérences ( celle-ci, donc, et une autre qui se réglera assez simplement elle aussi ). Croisons les doigts pour qu’il n’y en ait pas plus…!

    Je n’avais pas conscience des erreurs qu’on peut soi-même glisser dans son texte, même en connaissant son histoire sur le bout des doigts. D’où l’importance d’une bêta-lecture avant soumission de son manuscrit : l’éditeur n’a pas de temps à perdre avec un texte qui n’a pas été un minimum révisé. De plus, si vous n’arrivez pas à concevoir l’idée de modifier des passages de votre roman à la suite d’une bêta-lecture avisée, mieux vaut ne pas songer à vous faire publier du tout…
    L’idéal serait sans doute de trouver deux ou trois bêta-lecteurs et de leur soumettre, chacun de leur côté, le roman terminé. Je connais au moins une autre personne qui sera peut-être d’accord pour se dévouer elle aussi ( Pam, Pam, j’ai besoin de ton aide ! ). La route est longue, jusqu’à la fin du travail !

Corrections

ggg

    Je n’ai finalement pas pu résister. Bien que j’avais dit que je laisserai Mhaurndil au repos pour m’en défaire, je suis repartie dedans à pieds joints deux jours après l’avoir terminé. Ce n’est pas une bonne chose, j’en suis bien consciente, mais je ne peux pas m’en empêcher.
    Les corrections ont donc commencé. Je savais que certains passages devraient être remaniés pour devenir plus cohérents, plus fluides ou plus détaillés, mais globalement, l’ensemble me paraût satisfaisant. Je suis surprise de constater que j’ai plaisir à le lire et non pas à lui trouver un million de défauts ( ceci dit, ça devrait peut-être m’inquiéter ). J’avais peur que certains passages soient rallongés, dispensables, dilués, etc… mais en fait, chaque paragraphe a un intérêt. Il y a cependant deux choses que je dois absolument travailler :
    1 – la peur qu’inspire The Big Boss au Prince Pantouflard, beaucoup mentionnée mais jamais justifiée ;
    2 – les batailles, toujours un peu trop courtes pour avoir un souffle épique.
    Mon autre problème est qu’au lieu de raccourcir les passages trop longs, je rajoute des précisions, des descriptions, des sentiments… Alors que j’avais passé les 560.000 signes espaces comprises, me voilà maintenant avec 10.000 signes de plus !

    Mon mari réclame maintenant de voir le bébé. Je ne veux pas qu’il y touche avant d’avoir terminé la correction. Encore une fois, c’est la trouille qui parle. Je vais tâcher de lui soumettre les chapitres qui sont déjà passés à la première moulinette, histoire de recueillir son avis dessus.

ggg

    Tant que j’y suis, je voulais aussi évoquer le Grimoire Galactique des Grenouilles, édité par l’association Tremplins de l’Imaginaire. Je suis tombée dessus par hasard au fil de mes pérégrinations sur la toile, et la bête mérite toute l’attention d’un écrivain ayant pour objectif de se faire publier.
    Outre des conseils aux auteurs de SFFF, le guide liste les éditeurs s’ouvrant à ces thèmes, avec plein d’informations utiles à savoir ( sous quel format leur soumettre, s’ils acceptent les premiers romans, les séries, etc… ). Bref, une foule de choses indispensables pour tous ceux qui espèrent décrocher la timballe. A noter qu’il ne coûte que 3 euros en version PDF, et 7 en version imprimée. A ce prix, ça vaut le coup de se le procurer. N’hésitez pas !

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