décembre 2013 archive

Antidote, le retour

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    Il y a quelques semaines, je vous racontai avoir mis la main sur le logiciel de correction Antidote. La révision de l’Opération Brume étant en cours, j’ai enfin pu commencer mon test de la bête. Petit retour sur mes premières impressions.

    Antidote, c’est quoi ?
    C’est un logiciel de correction de texte, qui s’intègre dans les suites de traitement de texte classiques. Pour votre information, j’utilisais OpenOffice, qui est gratuit, mais il ne fonctionnait pas bien avec Antidote. J’ai finalement repris Word et découvert qu’Antidote fonctionnait à la vitesse de la lumière avec ! ^_^ Outre la possibilité de corriger fautes d’orthographe et de grammaire, ce logiciel va beauuuuuuucoup plus loin et offre une série d’outils particulièrement intéressants : chasse aux répétitions, avec empan variable, traque des verbes faibles, des phrases trop longues, des tournures négatives, passives, etc… Il est également doté d’un dictionnaire, un dictionnaire des synonymes (dieu, que je l’aime !), antonymes… Bref ! Tout un arsenal d’armes pour éliminer les lourdeurs dans un texte et l’enrichir de jolis mots.

    Comment ça marche ?
    Dans ma version, il me suffit de sélectionner la portion de texte à corriger. En général, je choisis un chapitre entier, car je travaille sur un ensemble concret pour viser la cohérence de l’ensemble. Ensuite, un petit clic droit, on sélectionne Antidote – Correction, et c’est parti !

    Pour l’exemple, l’Opération Brume
    Après deux relectures complètes, j’ai tout d’abord travaillé sur la cohérence du fond (suppression de scènes inutiles, rajouts d’explications, cohérences des actions et des réactions des personnages, etc…). Ensuite, j’ai pu m’attaquer à la correction des fautes et des répétitions. Alors là, j’avoue, je ne suis absolument pas écolo puisque j’imprime toujours la version à corriger sur papier. D’une, j’ai besoin de changer de support, de deux, c’est quand même vachement plus pratique de corriger directement sur le texte et pas d’écrire les trucs à changer sur un bout de papier à part. Donc, armée de mon tas de feuilles volantes, je relis à voix haute le texte, ce qui me donne l’air d’une parfaite idiote mais assumée. À voix haute, c’est très important : ça me permet de voir si les phrases « sonnent » bien, si elles ont le nombre correct de syllabes, si les mots s’enchaînent avec fluidité (ou si je dois au contraire intervertir certains), de repérer les abus d’adverbes en -ment, et, également, de repérer les répétitions lourdes à l’oreille. Une fois l’ensemble du texte corrigé par cette première vague, je reporte toutes mes annotations sur le fichier texte.
    Et après… après, d’habitude, je recommençais à me crever les yeux sur l’ordi, à relire 25 fois pour traquer de nouveau toutes les fautes qui auraient pu m’échapper (je soupçonne certaines de se cacher derrière d’autres lettres). Cette fois, j’ai dégainé Antidote, et je n’ai pas hésité à m’en servir.

    Première claque
    Antidote s’ouvre dans une fenêtre à part. Dommage, c’est moins pratique de faire des allers-retours entre les deux. Néanmoins, là où Antidote prenait environ 7 secondes à recharger sous OpenOffice, c’est instantané dans Word, donc presque invisible. A gauche, donc, le texte à corriger, à droite, la liste des outils de correction à ma disposition. Premier constat : il reste des fautes, je suis un ver de terre. Je corrige donc ce qui me paraît pertinent et ignore le reste, puis m’attaque à ces terribles répétitions. Et là, gifle magistrale : il y en a des dizaines. Dans un seul chapitre, je peux monter jusqu’à 180 répétitions.
    Je meurs. N’avais-je pas éliminé le gros de ces répétitions au cours de ma lecture à voix haute ? Si, mais Antidote est moins souple que moi : son empan est fixé à un rang moyen, c’est-à-dire qu’il compte un certain nombre de mots entre chaque répétition, et si ce nombre est inférieur à celui de son empan, il détecte une répétition.
    Alors, ne me reste plus qu’à reformuler, transformer mes phrases, chercher des synonymes, trouver de nouvelles tournures et là, ô miracle ! le jaune disparaît peu à peu du texte ! évidemment, on ne peut pas supprimer toutes les répétitions : il faut faire un compromis avec les répétitions voulues, pour l’effet de style, les répétitions dans les dialogues, moins soutenus que l’ensemble du texte, et les répétitions inévitables sous peine de rendre le texte illisible ou trop lourd. Néanmoins, après un passage d’Antidote et une correction sérieuse, le taux de répétitions chute d’environ 70%. énorme, non ?

    Et après ?
    Après, j’enchaîne sur les verbes faibles. J’y ai fait très attention au cours de l’écriture, mais certains m’ont échappé, inévitablement. On ne peut de toute façon pas se passer de leur usage. Après tout, ils font eux aussi partie de la langue française…
    Sur environ 4000 à 5000 mots par chapitre, Antidote me détecte une moyenne de 40 à 50 verbes faibles. De là, je relis la phrase, je réfléchis – oui, car Antidote ne réfléchit pas à ma place, et ça, j’aime ! J’envisage de nouvelles formulations ou je cherche un synonyme plus précis, et je corrige… et là où Antidote est génial, c’est qu’il continue de compter en même temps les répétitions. Ainsi, si je modifie un verbe faible par un autre verbe déjà usité un peu avant ou après, il LE VOIT, et il ME LE DIT. Du coup, impossible de refaire une répétition.
    Ensuite, je regarde le registre de langage des mots employés. Je traque les termes familiers hors des dialogues, je cherche des expressions plus jolies, j’emploie le dictionnaire des synonymes quand l’idée ne vient pas… Mon texte s’enrichit à vue d’oeil. Antidote le compte. Et j’ai remarqué, grâce justement au compteur de mots des différents registres, que les chapitres vus par Olfram étaient écrits de façon bien plus soutenue que ceux vus par Answald (j’adore ^_^). Un autre moyen de voir si la personnalité des protagonistes est bien rendue.
    Puis, évidemment, un petit tour dans les phrases trop longues, dans les tournures négatives, passives, les subordonnées, etc… Je rends mon texte plus agréable en supprimant les lourdeurs. Pas toutes, parce que, quand même, les phrases me sont venues spontanément et je ne veux pas non plus dénaturer mon texte et le rendre impersonnel.
    Lorsque j’aurai terminé cette phase de corrections, je m’attellerai à une nouvelle relecture du texte dans son entier (à voix haute), histoire de vérifier la fluidité de toutes ces modifications.

    En conclusion ?
    En conclusion, ce logiciel est un véritable bijou pour les auteurs qui veulent vraiment faire une relecture approfondie de leurs textes avant leur soumission à un bêta-lecteur. Antidote ne travaille pas à notre place, il nous aide à perfectionner nos corrections et les facilite grandement (que de temps gagné !). Bon, je n’ose pas soumettre Glasdiel a un essai, j’aurai trop peur de ce j’y verrai. Ah, et j’ai un reproche à lui faire : il ne prépare pas le thé !
    J’espère avoir terminé ces fichues corrections avant la fin de l’année, histoire de pouvoir faire relire l’Opération Brume à mon Bêta-Lecteur-en-Chef courant janvier.

    La prochaine fois, on parlera du bilan de 2013, et on rêvera de 2014…

Tagguée !

tatouage-johnny-hallyday-4

    Il y a quelques jours, je me suis faite tagguée par une chère blogueuse et auteur, Cindy Van Wilder. Non, ça ne veut pas dire qu’elle m’a tatoué le portrait de Johnny sur l’avant-bras, mais que je dois répondre à une série de questions ! Alors, c’est parti !

    11 choses à savoir sur moi
    1. Comme beaucoup de gens à travers le monde, mon super-héros préféré est Batman. J’adore son côté dark, torturé, à la lisière de la folie.
    2. ChériChou me surnomme « ma petite blairelle », parce que je ronchonne tout le temps.
    3. Mon chanteur préféré est Japonais. J’en suis fan depuis près de 15 ans ! Il s’appelle Gackt.
    4. Toujours du côté musical, j’adore écouter du Abba. D’ailleurs, grâce à SingStar, je connais maintenant leurs plus grands succès par coeur. (Ma vie est follement intéressante !)
    5. D’après mon père, du sang Viking coulerait dans les veines de la famille. En même temps, étant Normande, le contraire serait étonnant.
    6. J’adore les films de Walt Disney. Mon préféré est La Belle et la Bête, que je connais par cœur.
    7. Au travail, j’ai une figurine de Captain America sur mon bureau. Si, si.
    8. Je déteste les comédies sentimentales. Je préfère les films d’aventure. Mon côté patate, sans doute.
    9. Je dessinais beaucoup par le passé, moins aujourd’hui. J’ai d’ailleurs réalisé une BD de 180 pages, jamais terminée !
    10. J’aime beaucoup l’histoire et je suis passionnée de mythologie. Posez-moi une question sur la mythologie grecque, nordique ou galloise, je suis incollable.
    11. Pour terminer en beauté, j’ai dormi avec un doudou jusqu’à ce que je rencontre mon mari. Et ouais…

    Et les questions !
    1) Thé ou café ?
    Thé ! J’en bois au moins trois par jours : deux au travail, un à la maison.
    2) Si tu écris, quel genre t’éclate le plus ?
    Je dirais la fantasy, mais je viens de terminer un roman fantastique qui m’a bien plu, et j’ai pas mal d’idées steampunk. Par contre, je n’aime pas la SF. Je n’ai pas d’imagination pour ça.
    3) Comment te vois-tu dans dix ans ?
    Entourée des personnes que j’aime, ce serait déjà formidable. <3
    4) Ta plus grande phobie ?
    Le téléphone. En fait, c’est surtout l’idée d’appeler qui me tétanise (pas forcément évident dans mon boulot). Répondre, encore, ça va, mais appeler… Brrr !
    5) Si tu pouvais vivre dans un univers de fiction, quel serait-il ?
    Harry Potter. J’aimerais bien étudier la magie à l’école !
    6) Un bon génie te propose trois vœux, que choisis-tu ?
    Que mes proches et moi vivions heureux et en bonne santé. Pour le reste, je mets mes deux autres vœux de côté au cas où…
    7) Tu pars et tu ne peux emporter qu’un seul livre/CD/DVD, quels seraient tes choix ?
En livre, Princess Bride. En CD, Moon, de Gackt. En DVD, La Belle et la Bête.
    8) Papier ou numérique dans tes lectures ?
    Les deux. J’adore le contact du papier, et puis, tout de même, un bon vieux livre a un charme fou ! Mais quand je me balade, ma liseuse est indispensable !
    9) Qui (vivant, mort, fictif ou réel, peu importe !) inviterais-tu à partager un repas avec toi ?
    Zhuge Liang ! J’adorerais avoir une conversation avec lui sur l’art de la guerre.
    10) Le premier mot qui te vient à l’esprit en parlant d’écriture, c’est…
    Évasion !
11) Pourquoi tu blogues ?
    Pour partager avec les autres, auteurs, lecteurs et blogueurs. Je trouve tous ces contacts très enrichissants.

    Voilà, vous en savez plus sur moi ! Maintenant, je suis censée renvoyer le tag, mais il semblerait que les gens qui viennent régulièrement sur ces pages aient tous été taggués il y a peu. Du coup, je vous propose un questionnaire, à vous d’y répondre si vous le souhaitez :
    1) Un péché mignon ?
    2) En quel animal aimerais-tu te réincarner ?
    3) Quelle a été la plus mauvaise note que tu aie reçu à l’école ?
    4) Avoue ! Tous les ans, toi aussi tu regardes l’élection de Miss France à la télé, n’est-ce pas ?
    5) Surprise ! Tu viens de trouver un euro dans ta poche. Tu en fais quoi ?
    6) Quel pays rêves-tu de visiter ?
    7) La fin du monde est prévue pour la fin de l’année, et cette fois, c’est sûr. Tu fais quoi en attendant ?
    8) Quel film / livre t’a le plus marqué en 2013 ?
    9) Comment réagis-tu quand ton téléphone sonne, mais que tu ne sais pas à qui appartient le numéro ?
    10) Si tu gagnais le gros lot du Loto, quelle serait la première chose que tu achèterais ?
    11) Enfin, une petite citation que tu aimes ?

    Et sinon, j’en profite pour vous dire que Cindy Van Wilder, qui m’a tagguée, va voir son roman Les Outrepasseurs paraître en février prochain, chez Gulf Stream Éditeur ! Un petit concours est d’ailleurs en cours pour gagner le premier tome de cette trilogie ! Pour en savoir plus, c’est par ici !

Opération Citrouille, c’est fini !

citrouille

    J’ai le plaisir de vous annoncer la fin du premier jet de l’Opération Citrouille ! Après plusieurs mois de triturage de cerveau et quelques semaines d’écriture, le premier tome de ce que je souhaite voir devenir une tétralogie est à présent achevé.

    L’écriture de ce premier jet s’est révélée bien plus facile que je ne le pensais. Après avoir longtemps réfléchi à la meilleure manière de traiter cette histoire un peu folle, je pense avoir finalement fait les bons choix. La méthode que j’utilise pour concevoir le scénario et le plan me facilite grandement la tâche. Je l’avais déjà constaté avec l’Opération Brume, et ça s’est confirmé.
    Ce bébé pèse donc 325.000 signes : un petit roman, mais qui va sans doute prendre un peu de poids au cours des corrections (je trouve toujours mille choses à approfondir lors de la relecture). En attendant cette phase, il va remplacer l’Opération Brume dans son tiroir, et je vais pouvoir commencer les corrections de mon précédent projet. J’avoue que ça commençait à me démanger depuis quelques jours.

    Tant que j’y suis, quelques nouvelles de Glasdiel (ça va aller vite) : toujours rien à l’horizon. À ce jour, je n’ai donc reçu qu’un seul refus pour une dizaine d’envois. Rien de neuf non plus du côté de cette fameuse « bonne nouvelle » que j’escomptais, mais comme on le dit souvent, les éditeurs vivent dans un temps très différent de celui des auteurs. Après tout, ça ne fait que quatre mois. On va dire ça pour se rassurer…