septembre 2013 archive

L’Opération Brume

brume

    J’en ai parlé dans mon dernier article, sans entrer dans les détails : laissez-moi aujourd’hui vous en dire un peu plus sur l’Opération Brume.

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    Il s’agit d’un roman de fantasy / steampunk qui me trotte dans la tête depuis quelques semaines ( mois, même, maintenant ), presque depuis la fin du premier tome de Mhaurndil. Je n’arrivais pas à me lancer dedans, pourtant. Quelque chose m’en empêchait. Un détail sur lequel je ne parvenais pas à mettre le doigt, un point qui faisait que je ne me passionnais pas outre mesure pour l’écriture de ce roman, sans pour autant savoir lequel. L’histoire est pourtant très claire dans mon esprit, les différentes étapes principales du scénario également. Alors, qu’était donc ce problème ?
    Il m’est apparu très clairement au cours de la lecture d’un roman dont je vous parlerai sans doute dans les jours à venir. Le problème, ma bonne dame, c’était les personnages. En réalité, j’étais incapable de me lancer dans la phase d’écriture car les personnages ne me « parlaient » pas, parce que je ne ressentais aucune affection ni empathie pour eux. Moche, hein ? Il m’a suffi de réaliser cela pour aussitôt débloquer la situation. Après une refonte des personnages principaux, trois chapitres sont d’ores et déjà bouclés, je tourne à environ 12.000 signes par jour, et croyez-moi, maintenir un tel rythme, c’est du jamais vu pour moi. Comme quoi, il ne suffisait pas de grand-chose pour avoir le déclic !
    Oui, bon, je vous vois venir : c’est bien tout ça, mais ça parle de quoi ? Forcément, je ne peux pas tout révéler pour l’instant. Mais bon, voici quand même un petit pitch, histoire de cerner un peu l’histoire :

    Dans un monde déchiré entre progrès technologique et catastrophe écologique, un homme aide les voyageurs à rallier les villes, entre les marées de Brume. Mais lorsqu’un mystérieux étranger pose son aéronef dans la glorieuse cité de Gilmont, les tensions sous-jacentes se dévoilent, menaçant l’équilibre d’une société déjà fragile. La plus grande menace viendra-t-elle réellement de la Brume et de ses monstres difformes ?

    Voilà, j’espère que ça vous donnera envie d’en savoir plus et, qui sait, de le lire un jour ! En tout cas, ce roman devrait être un one-shot, c’est-à-dire un roman unique ( pas de série ), et d’une taille moyenne, pas un pavé comme Mhaurndil.

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Et un refus, un !

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    Je ne suis toujours pas morte, et au contraire très active, puisque je suis plongée dans le premier jet du Projet Brume ( gné ? ). Je ne vous en parlerai cependant pas aujourd’hui, mais je vais revenir sur Mhaurndil… et son premier refus.

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    Je vois vos regards désappointés, et je les comprends, puisque j’ai ressenti la même chose hier après-midi. Explications. Je me trouvais sur mon ordinateur pendant la sieste de P’tit Putois, à pianoter quelques mots du Projet Brume, quand, allez savoir pourquoi, mon instinct m’a soufflé d’aller jeter un œil sur ma boîte mail « sérieuse » ( oui, parce que j’ai une boîte pas sérieuse et une boîte sérieuse ). Bref, j’ouvre Thunderbird et, ô surprise ! un courriel tout neuf arrive. Exp : Cristal Sword. Objet : Rép : Soumission d’un manuscrit. Je meurs. Déjà, avant même d’ouvrir le courriel, j’en connais la teneur, puisque mon petit doigt me dit qu’un éditeur intéressé par mon roman préférera décrocher son téléphone plutôt que de m’envoyer une lettre. Donc, je comprends, avant de cliquer sur le lien, que c’est raté.
    Et bien sûr, je ne me trompe pas. Roman de fantasy classique ( oui, j’avoue ), avec des redondances d’idées ( >sigh< ), mais bien écrit. Hélas, le texte ne correspond pas à la ligne éditoriale de la maison et n'a donc pas été retenu.

    Suis-je déçue ? Oui et non. Oui, bien évidemment, puisqu’un refus reste un refus et c’est une chance qui s’envole. Mais curieusement, non aussi, pour plusieurs raisons. La première, celle qui me fait le plus plaisir, c’est que mon roman a été lu, tout au moins en partie. Ensuite, c’est que la directrice de collection a pris le temps de me rédiger un courriel personnalisé et précis motivant le refus, et ça, c’est quand même bien plus valorisant qu’une lettre-type. On se sent moins « rouage dans la machine ».

    J’ai pu remplir une ligne complète de mon tableau « Éditeurs », même si la réponse n’est pas celle que j’espérais… Allez, il me reste encore quelques mois à patienter pour les autres refus. En attendant, je vais continuer à écrire sur mes montagnes.