juillet 2013 archive

She is alive !

FrankieStein4-550x

FrankieStein4-550x

    Non, je ne suis pas morte, promis ! Pas plus que je n’ai oublié mon blog. Été oblige, la recrudescence d’activité professionnelle a fait que je n’ai pas été très prolifique ces derniers temps… sur le blog uniquement !

    Où en suis-je ?
    Je viens de terminer la rédaction d’une nouvelle sur le thème de l’appel à textes des éditions Voy’[el], AT baptisé « À voiles et à vapeur ». À la base, je pensais simplement l’écrire pour moi ( sur le forum de CoCy, Selsynn m’avait conseillé d’écrire autre chose, avant de me lancer dans la suite de Mhaurndil, histoire de me vider la tête ). J’ai quand même soumis mon texte aux bêta-lecteurs du forum, pour recueillir leurs impressions sur mon niveau en matière de nouvelles. Et les avis sont plutôt flatteurs ! Du coup, une fois qu’elle sera parfaite, je pense que je tenterai ma chance et l’enverrai pour l’AT. Qui sait, je pourrais peut-être faire partie des heureux élus publiés dans cette anthologie ?
    La nouvelle terminée, je vais reprendre le tome 2 de Mhaurndil. J’avais un doute sur la façon de débuter le récit, et une nouvelle idée vient de germer dans mon esprit. Du coup, j’ai une bonne dose d’inspiration pour ce nouveau tome !
    Ah, et d’autres idées me sont venues : il faut que je revoie le syno de l’Opération Fée Furieuse, qui souffre de quelques défauts, et j’ai une idée de one shot qui me trotte dans la tête depuis quelques semaines, en plus de l’Opération Furie à Vapeur…

    En attendant, Glasdiel suit son petit bonhomme de chemin chez les éditeurs chez lesquels je l’ai envoyé. J’ai reçu les accusés de réception, et j’attends un peu avant de l’envoyer en version papier chez les autres éditeurs qui m’intéressent.

    Voilà ! Donc, non, je ne suis pas morte, juste un peu occupé. Mais je reste aux aguets !

La brigade des loups

La brigade des loups

    Une fois n’est pas coutume, je vais parler aujourd’hui d’une lecture, celle du premier épisode d’une série d’uchronie fantastique : « La brigade des loups » de Lilian Peschet.

    2020. L’épidémie de lycanthropie sévit en Europe depuis près de trente ans. La Roumanie est l’un des pays les plus en pointe concernant la recherche sur ce rétrovirus, mais aussi l’un des rares où les lupins ont le droit de vivre dans la société.
    Sous certaines restrictions.
    Pour s’occuper des crimes lupins, des unités de polices spéciales exclusivement composées de malades ont été créées.
    On les appelle les Brigades des loups.

    Un professeur massacré. Une mère de famille et son enfant dévorés vivants. De jeunes lupins sauvages en liberté. Pourquoi ces crimes ? D’où viennent ces enfants, et quel est leur buté? Les réponses pourraient bien bouleverser l’avenir de la brigade de Bucarest.

La brigade des loups

    Publié dans la collection numérique e-courts des éditions Voy’[e]l, il s’agit du premier épisode d’une série qui nous plonge dans le quotidien de flics lycanthropes dans une Roumanie alternative en 2020. Rien que ça ! Le style est percutant et va à l’essentiel, sans fioritures inutiles. L’auteur nous plonge dans la peau de ses personnages chapitre après chapitre : l’action, rythmée et sans temps mort, est vue à travers leurs yeux, à tour de rôle. Une vraie bonne idée pour nous faire aimer tout de suite les personnages. J’ai particulièrement apprécié le changement de ton entre chaque chapitre, qui met immédiatement dans la peau du narrateur. Moi qui déteste la narration à la première personne, d’ordinaire, pour une fois elle me convainc !
    Concernant le cadre spatio-temporel, aucune fausse note. On cerne très bien l’environnement, ce tout petit bon dans un futur qui ne peut pas être le nôtre ( une distorsion du passé très bien gérée, avec une chronologie intéressante et un clin d’œil au sang contaminé ). Un bon point : ça ne se passe pas aux États-Unis, ni en Europe de l’Ouest, mais en Roumanie. Original.
    Le thème, enfin, mélange de lycanthropie, odeur de fin d’un monde, voire de racisme, reprend les classiques avec intelligence.

    En bref, si vous ne savez pas quoi lire ce soir, foncez sur Immatériel et procurez-vous vite ce petit bijou. Le premier épisode est gratuit ! Et pour 0,99€, je ne manquerai sûrement pas les suivants !

Infos techniques :
Titre : La brigade des loups, épisode 1
Auteur : Lilian Peschet
Éditeur : Voy’[e]l, collection e-courts
Où l’obtenir : En numérique uniquement, sur Immatériel

Premiers envois

coquille

    Glasdiel terminé, le synopsis rédigé, la lettre de présentation achevée… Il ne restait donc plus qu’à envoyer le bébé. J’ai donc ouvert ma liste d’éditeurs préférés et ai pris les trois premiers, ceux qui, soucieux de mon porte-monnaie ( ou de l’organisation de leur bureau ), ont la gentillesse d’accepter l’envoi par courriel.
    Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé, mais j’ai ressenti une profonde angoisse lors de ces trois envois. Mon roman est pourtant prêt, mon synopsis me convient et ma lettre de présentation tout autant, et pourtant ! Je me suis posé beaucoup de questions avant de cliquer sur envoyer. La présentation était-elle correcte ? N’avais-je pas oublié quelque chose, un résumé, un document, une précision quelconque ? Il m’a fallu me faire violence pour réusssir à cliquer sur ce fameux bouton, comme si je craignais… quoi, au juste ? Qu’on m’envoie un mail incendiaire pour n’avoir pas respecté une consigne ? Peut-être, plus prosaïquement, que mon cher roman ne finisse dans la corbeille.

    Enfin, il est parti, et je patiente encore quelques jours avant de préparer les envois papiers pour les maisons d’édition qui veulent les manuscrits sous ce format. Quelques cases de mon tableau sont remplies – date d’envoi, date de confirmation. C’est assez étrange. Je sais que je n’aurai pas de réponses avant plusieurs mois, mais je ne peux pas m’empêcher de penser à mon texte. Où est-il ? Quel accueil lui a-t-on réservé ? Je l’imagine comme une coquille de noix, ballotée par les flots. La barcasse survivra-t-elle aux tempêtes, atteindra-t-elle le bon rivage ? Le petit capitaine – Morglin ? – saura-t-il la conduire à bon port ? Sera-t-elle, au contraire, engloutie par le maeström C’est-Trop-Mauvais-Pour-Être-Publié ?
    Voilà, et l’attente ne fait que commencer ! En attendant, je me plonge dans Cardiel ( et dans l’Opération Fé Furieuse, parce qu’il ne me reste que 20.000 mots à écrire, flûte de zut ! ). Sous le bureau, je croise les doigts de pied pour que le cap’ Morglin conduise bien sa barque…